Sommaire de l’article▾
- Étape 1. Choisir le nom de domaine (10 minutes, et c’est l’étape irréversible)
- Étape 2. Choisir l’extension : `.fr`, `.com` ou autre chose
- Étape 3. Acheter le nom de domaine (15 minutes)
- Étape 4. Le brancher sur votre site (20 minutes, deux lignes de DNS)
- Étape 5. Si vous aviez déjà un site : ne perdez pas votre référencement
- Étape 6. Vérifier que tout marche (5 minutes)
- Les questions qu’on nous pose le plus souvent
- Combien coûte vraiment un nom de domaine pour un restaurant ?
- Que faire si mon nom de domaine est déjà pris ?
- Puis-je changer de nom de domaine plus tard ?
- Ai-je besoin d’une adresse email au nom de mon domaine ?
- Combien de noms de domaine puis-je connecter à mon site ?
19 h 12. Un client veut réserver chez vous. Il tape votre nom, tombe sur une adresse à rallonge qu’il ne reconnaît pas, hésite deux secondes, et réserve chez le voisin. Vous ne saurez jamais qu’il est passé.
L’idée de cet article : vous donner la méthode pour choisir un nom de domaine que vos clients retiennent, l’acheter au bon prix sans tomber dans le piège du tarif d’appel, et le brancher sur votre site en deux lignes de DNS. Comptez une heure, montre en main. Dix minutes de réflexion, cinquante minutes de manipulations simples.
8 à 15 €
le prix d’un .fr par an chez un registrar
2 lignes
les seuls réglages DNS à faire (TXT et CNAME)
10 min
le délai réel de propagation dans la majorité des cas
1 h
pour choisir, acheter et brancher le domaine
Étape 1. Choisir le nom de domaine (10 minutes, et c’est l’étape irréversible)
Tout le reste de cet article se répare. Le nom, non. Une fois qu’il est imprimé sur vos cartes de visite, sur la vitrine et sur le QR code posé au centre des tables, en changer coûte cher. Prenez ces dix minutes au sérieux.
La règle est simple : votre nom de domaine, c’est le nom de votre restaurant tel que vos clients le prononcent. Pas votre raison sociale, pas votre SIRET, pas le nom du concept que vous aviez failli choisir en 2019.
Passez chaque candidat au test du téléphone. Vous êtes en salle, un client demande votre adresse web, vous la dites à voix haute. S’il vous répond « pardon ? », le nom est mauvais. Ce test élimine à lui seul 90 % des erreurs :
- Les tirets.
le-petit-jardin.frse dicte « L, E, tiret, P, E, T, I, T ». Personne ne fait ça. Un domaine se lit d’un bloc ou il ne sert à rien. - Les chiffres.
bistrot2paris.fr: votre client taperabistrotdeparis,bistrot2paris,bistrotdeuxparis. Trois adresses, une seule existe. - Les accents et les apostrophes.
chezhélène.frest techniquement possible et pratiquement catastrophique. Écrivezchezhelene.fr. - Les mots ambigus. Tout ce qui s’écrit de deux façons (
phouf,youi) vous coûtera du trafic.
Si le nom exact est déjà pris, n’ajoutez pas un tiret pour le contourner. Ajoutez plutôt votre ville : lepetitjardinbordeaux.fr se dicte sans effort et rend service à Google, qui associe votre site à une zone géographique. C’est un petit bonus de référencement local, pas un miracle, mais il est gratuit.
Dernier point : une adresse, pas quatre. Beaucoup de restaurateurs achètent le nom du restaurant, celui du chef, celui de la carte et une variante au pluriel. Résultat : quatre factures, quatre dates d’expiration, et trois adresses mortes qui traînent dans les résultats Google.
Étape 2. Choisir l’extension : .fr, .com ou autre chose
Pour un restaurant qui vit d’une clientèle à quinze minutes à pied, le débat se règle vite : prenez le .fr. Il est géré par l’Afnic, le registre officiel français, il est moins encombré que le .com, et il envoie un signal clair de proximité au visiteur comme à Google.
| Extension | Prix indicatif par an | Pour qui | Le bémol |
|---|---|---|---|
.fr | 8 à 15 € | Le choix par défaut d’un resto français | Aucun, sauf si vous visez l’étranger |
.com | 12 à 20 € | Nom de marque, concept exportable | Presque tout est déjà pris depuis quinze ans |
.restaurant | 25 à 60 € | Un usage de niche | Long à dicter, cher, aucun bénéfice pour le référencement |
.paris, .bzh, .corsica | 20 à 40 € | Un ancrage local assumé | Vos clients taperont .fr par réflexe |
Faut-il acheter le .fr et le .com ? Si votre nom est courant et que le .com est libre à 15 €, prenez les deux et faites pointer le second vers le premier. C’est une assurance à un euro par mois. Si le .com est déjà occupé par une entreprise américaine, oubliez-le : vous n’en avez pas besoin, et personne ne cherche votre bistrot de quartier en .com.
En revanche, ne tombez pas dans le panier de dix extensions que certains vendeurs poussent au moment du paiement. Aucun client ne tapera .bistro, .eat ou .menu.
Étape 3. Acheter le nom de domaine (15 minutes)
Un nom de domaine ne s’achète pas, il se loue à l’année auprès d’un registrar. En France, les plus utilisés sont OVHcloud, Gandi, Infomaniak et Ionos. À ce niveau de prix, la différence entre eux tient à l’interface et au support, pas au produit : le domaine est identique où que vous le preniez.
Trois choses à surveiller au moment de payer, et ce sont toujours les mêmes qui coûtent cher.
Le prix affiché est souvent celui de la première année. Un domaine à 1 € la première année qui se renouvelle à 28 € ensuite reste une affaire correcte, mais vous devez le savoir avant, pas en découvrant le prélèvement onze mois plus tard. Cherchez toujours la ligne « prix de renouvellement » avant de valider.
Le renouvellement automatique doit être activé. C’est la première cause de site de restaurant qui disparaît du jour au lendemain. Un domaine expiré, ce n’est pas une page qui s’affiche mal : c’est un site qui n’existe plus, des emails qui rebondissent, et parfois un nom racheté dans la foulée par un revendeur qui vous le proposera à 400 €. Activez le renouvellement auto, et mettez quand même un rappel dans votre agenda deux semaines avant l’échéance.
La protection des données personnelles. Les coordonnées du propriétaire d’un domaine sont publiques par défaut. Pour un particulier, l’Afnic les masque automatiquement. Pour une société, elles restent visibles, et vous recevrez des appels de démarchage qui imitent les factures officielles. La plupart des registrars proposent une option de confidentialité, souvent gratuite : cochez-la.
Gardez enfin la facture et les identifiants du compte dans le même dossier que vos papiers de bail. Ça paraît idiot, jusqu’au jour où vous devez prouver que ce domaine est le vôtre.
Étape 4. Le brancher sur votre site (20 minutes, deux lignes de DNS)
C’est l’étape qui fait peur et qui n’a aucune raison de faire peur. Un enregistrement DNS, c’est une ligne dans un annuaire qui dit « le nom lepetitjardin.fr mène à tel serveur ». Vous écrivez cette ligne une fois, chez votre registrar, et vous n’y touchez plus jamais.
Votre hébergeur de site vous donne deux valeurs à recopier :
- Le TXT : une ligne qui prouve que le domaine est bien le vôtre. Un nom, une valeur, vous collez, il vérifie.
- Le CNAME : la ligne qui envoie réellement vos visiteurs vers le site. Là encore, un nom et une valeur à coller.
Vous ouvrez la zone DNS de votre registrar, vous ajoutez les deux lignes, vous revenez valider. C’est de la dictée, pas de l’administration système.
Deux détails qui font perdre vingt minutes à tout le monde. Le premier : la plupart des registrars posent d’office un enregistrement de type A sur la racine du domaine, notée @, pour afficher une page de parking. Tant que ce A est là, le CNAME sur la racine sera refusé. Supprimez-le d’abord. Le second : faites l’opération deux fois, une pour la racine et une pour www, sinon la moitié de vos clients tomberont sur une page d’erreur selon la façon dont ils tapent l’adresse.
Ensuite, patientez. Dix minutes suffisent dans la grande majorité des cas. La règle officielle parle de 48 heures, mais c’est un plafond, pas une moyenne. Si rien ne bouge au bout de deux heures, ne dites pas « ça propage » : une valeur est mal recopiée, relisez les deux lignes caractère par caractère. Quant au cadenas HTTPS, il se pose tout seul chez tous les hébergeurs sérieux dans les minutes qui suivent la validation. Vous n’avez rien à acheter.
Si cette étape ne vous inspire toujours pas, sachez qu’elle peut être entièrement déléguée. Sur MonPetitBistro, vous cherchez le domaine depuis le tableau de bord, vous l’achetez, et les réglages DNS sont publiés automatiquement : vous ne voyez jamais une ligne de DNS. Les conditions, en clair : le domaine est enregistré au nom de MonPetitBistro auprès de Gandi, registrar français, il reste à votre usage exclusif tant que votre abonnement est actif, le renouvellement annuel est pris en charge, et vous pouvez le récupérer à votre nom à tout moment moyennant 49 € TTC de frais de sortie. C’est exactement la question de l’encadré ci-dessus, avec une réponse chiffrée. Si vous préférez rester titulaire dès le premier jour, achetez le domaine vous-même chez le registrar de votre choix et connectez-le : c’est inclus dans tous les forfaits, y compris le Starter à 24 €.
Votre nom de domaine acheté et branché sans toucher au DNS
MonPetitBistro trouve le domaine, l’achète et publie les réglages DNS pour vous. Renouvellement inclus tant que votre abonnement est actif.
Essayer gratuit 14 jours→Étape 5. Si vous aviez déjà un site : ne perdez pas votre référencement
Le cas est fréquent. Vous aviez une adresse fournie par un prestataire, du type restaurant-le-petit-jardin.hebergeur.fr, et vous passez enfin sur votre propre nom. Bonne décision, mais elle se prépare, sinon vous repartez de zéro aux yeux de Google.
Trois actions, dans cet ordre :
- Les redirections 301. Chaque ancienne page doit renvoyer automatiquement vers la nouvelle. C’est ce qui transfère l’historique accumulé. Sans redirection, Google traite votre nouveau site comme un site neuf, sans passé.
- La fiche Google Business Profile. Changez l’URL du site le jour même. Une fiche qui pointe vers une adresse morte perd des positions vite, et c’est le premier endroit où vos clients cliquent.
- Les annuaires et les réseaux. Instagram, Facebook, les plateformes de réservation, les guides locaux, la signature de vos emails. Faites la liste une fois, cochez au fur et à mesure.
Comptez deux à six semaines de flottement avant que les positions se stabilisent. C’est normal, et c’est le prix d’une adresse qui vous appartient. Profitez-en pour vérifier la cohérence de votre nom, de votre adresse postale et de votre numéro de téléphone entre le site et la fiche Google : cette cohérence pèse plus lourd sur le référencement local que le nom de domaine lui-même.
Et si vous n’avez pas encore de site à connecter, prenez le problème dans l’autre sens : générez le site d’abord, branchez le domaine ensuite. L’ordre inverse vous laisse avec un domaine qui ne pointe vers rien pendant des semaines.
Étape 6. Vérifier que tout marche (5 minutes)
Dernière ligne droite. Sortez votre téléphone, coupez le Wi-Fi pour être en 4G, et passez cette liste :
- Les quatre façons de taper l’adresse fonctionnent : avec et sans
www, enhttpet enhttps. Toutes doivent aboutir au même endroit. - Le cadenas est bien présent, sans avertissement de sécurité.
- La page s’affiche en moins de deux secondes sur mobile, et le menu est lisible sans zoomer.
- La fiche Google pointe vers la nouvelle adresse, et le lien cliqué depuis Maps arrive au bon endroit.
- Le QR code des tables a été régénéré avec la bonne adresse, si vous en aviez un ancien. C’est l’oubli le plus courant, et le plus visible en salle. Si vous n’en avez pas encore, notre guide du menu QR code reprend la méthode complète.
Ajoutez enfin un rappel dans votre agenda deux semaines avant la date d’expiration du domaine, même avec le renouvellement automatique activé. Une carte bancaire expire, et personne ne surveille les emails du registrar.
Les questions qu’on nous pose le plus souvent
Combien coûte vraiment un nom de domaine pour un restaurant ?
Entre 8 et 15 € par an pour un .fr, un peu plus pour un .com. C’est le poste le moins cher de votre présence en ligne, très loin derrière l’hébergement du site. Méfiez-vous uniquement des offres à 1 € la première année, dont le renouvellement peut grimper à 25 ou 30 €. Sur douze mois, la différence reste marginale, mais autant la connaître. Pour le budget global d’un site, on a détaillé les quatre options du marché dans un autre article.
Que faire si mon nom de domaine est déjà pris ?
Regardez d’abord ce qu’il y a derrière. S’il affiche une page de parking ou une page vide, il appartient souvent à un revendeur qui le cédera entre 300 et plusieurs milliers d’euros. Rarement rentable. La solution la plus efficace est d’ajouter votre ville au nom, ce qui aide aussi votre référencement local. Évitez le tiret ajouté par dépit, et n’allez surtout pas prendre une extension exotique juste pour garder le nom nu.
Puis-je changer de nom de domaine plus tard ?
Oui, mais ça se paie en référencement. Avec des redirections 301 propres et une fiche Google mise à jour le jour même, vous récupérez l’essentiel de vos positions en deux à six semaines. Sans redirections, vous repartez de zéro. C’est faisable, ce n’est jamais gratuit : d’où les dix minutes de réflexion de l’étape 1, qui restent le meilleur investissement de cette heure.
Ai-je besoin d’une adresse email au nom de mon domaine ?
Ce n’est pas obligatoire, c’est fortement recommandé. Un [email protected] inspire nettement plus confiance qu’une adresse en gmail.com sur un devis de privatisation ou une réponse à un client. Attention : l’hébergement du site et celui des emails sont deux services distincts. L’abonnement MonPetitBistro couvre le site, pas la boîte mail, que vous ouvrirez chez votre registrar ou un fournisseur de messagerie professionnelle.
Combien de noms de domaine puis-je connecter à mon site ?
Un seul suffit dans l’immense majorité des cas. Sur MonPetitBistro, le forfait Starter permet de connecter un domaine personnalisé, le forfait Professionnel jusqu’à trois, ce qui couvre le cas d’un second établissement ou d’une variante .com redirigée. Chaque site dispose par ailleurs d’une adresse gratuite en .mpbistro.com, immédiatement active, qui vous permet de publier avant même d’avoir acheté votre domaine. Le détail est sur la page des fonctionnalités.
En résumé. Un nom de domaine coûte le prix d’un plat du jour par an, et c’est le seul élément de votre présence en ligne qui ne dépende d’aucune plateforme. Consacrez dix minutes au choix du nom, en le testant à voix haute, puis cinquante minutes à l’achat et aux deux lignes de DNS. Et posez toujours la question du titulaire avant de confier ce nom à qui que ce soit.